Condamnation pour vente illicite de beurre 1769 
Région : Franche-Comté

Claude François VIGOUREUX, dit Maréchal, du village de Morre, est condamné à 50 livres d’aumône et lui fait défense de faire à l'avenir aucun commerce de beurre pour le motif suivant :
Arrêt du parlement de Besançon


Les faits:
Suite à un rendu de justice du 11 septembre 1769 du tribunal de Besançon, le dit Vigoureux a été dûment atteint et convaincu d'avoir arrêté en différentes fois depuis qu'il réside au village de Morre, des voituriers conduisant du beurre dans les marchés de Besançon lorsqu'ils passaient dans le village de Morre, d'avoir pareillement arrêté d'autres particuliers conduisant au dit marché des charges de beurre sous des ânes, d'en avoir acheté en plusieurs fois, qu'il a fait pétrir dans sa résidence à Morre et convertir en pains de une livre, qu'il a ensuite vendu et fait vendre à Besançon.

Jugement :
Pour réparation, les juges ont interdit au dit Vigoureux, sa femme et ses enfants faire commerce de beurre en cette ville, dans son ancien et nouveau territoire et au dit village de Morre, pendant l'espace de trois années à compter du jour de cette sentence, à peine d'être poursuivi extraordinairement, l'ont condamné à aumôner 50 livres, moitié applicable à l'hôpital des enfants trouvés de cette ville, et l'autre moitié à la chapelle de Morre au tiers des dépens réservés par leur sentence dudit 31 juillet 1769, et à ceux faits dès lors, liquidés à 85 livres 5 sols 6 deniers, ont ordonné que cette sentence serait imprimée et affichée aux places publiques et lieux accoutumés de cette ville (Besançon) ainsi qu'au village de Morre, à ce que personne n'en ignore.
Le jugement déclare que la sentence sera signifiée au contrevenant le 25 septembre 1769.

S'en suit dans l'acte la relation des difficultés que la justice a eu pour contraindre le dit Vigoureux à avoir connaissance de la sentence. Puis il fait appel de la première décision.

Le 28 novembre 1769, le dit Vigoureux est sommé à la requête du Procureur Général du Roi d'avoir à se rendre aux pieds de la Cour le 1er décembre 1769 à 8 heures du matin pour suivi de son dernier interrogatoire sur les faits résultants des charges et informations et autres pièces de la procédure criminelle.
Pièces annexées :
Attestation des habitants du hameau de la Forêt du 13 juillet 1769 portant que l'appelant est négociant en beurre et que les dits habitants lui ont vendu
Attestation du curé de Nodz du 20 août 1767 prouvant que l'appelant a acheté en ce village toutes les semaines 3 à 400 livres de beurre et ainsi que dans d'autres villages dépendant de la paroisse du dit Nodz.

Sentence confirmée en appel avec restriction de 3 ans abrogées et interdiction définitive de faire commerce de beurre.


Scan de la première page de l'arrêt du parlement qui en compte 3





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1939 - 1945 : 2eme partie réquisitions, pénurie et ravitaillement 
La publication suivante fait suite au premier article (1935 - 1945 1ère partie réquisitions, pénurie et ravitaillement) publié le 20 février 2014 avec l'apport de nouveaux documents particulièrement intéressants et originaux.



Photographie d'une devanture de magasin d'alimentation à Paris où une longue file d'attente montre à quel point les difficultés de ravitaillement sont le quotidien des français.




Carte de ravitaillement en beurre de la ville de Douai, service des évacués




Carte de ravitaillement de la mairie de Favières en Eure-et-Loir




Lettre de la beurrerie mauronnaise (Bretagne-Morbihan) datée du 12 octobre 1940 qui indique que tous les stocks de beurre sont bloqués avec l'instauration de la carte de rationnement.




Lettre de la préfecture d'Ille et Vilaine datée du 7 septembre 1942 à monsieur le maire de Saint Brieuc des Iffs pour l'informer que sa commune devra fournir 1800 kilos de beurre pour le mois de septembre 1942 au groupement laitier . A noter qu'il y a un bureau « beurre » à la préfecture.





2 feuilles de tickets de rationnement allemand de la ville occupée de Thionville (Diedenhoffen) pour viande de cochon, pain, café et beurre.
Sur la petite feuille, dont la validité est comprise entre 13 novembre et le 10 décembre 1944, il y a trois coupons de 125 grammes.
Sur la grande feuille, dont la validité va du 16 octobre au 12 novembre 1944, il y a 25 tickets de 5 grammes, soit 125 grammes.
Les feuilles étaient distribuées aux mairies autour de Thionville sachant que cette ville a été libérée courant novembre 1944 par la IIIème armée américaine.




Carte postale datée du 24 juin 1941 d'une dame prénommée Thérèse, qui doit habiter en Bretagne vers Quimper (visuel de la carte), qui indique à sa correspondante qu'elle ne peut envoyer du beurre car elle n'a plus de tickets de rationnement.

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Correspondance 
Région : Midi-Pyrénées
Département : Ariège

Très vielle missive datée du 14 novembre 1821 adressée à Monsieur Espy régisseur à Foix par L. Lafont du hameau de Sentenac. Dans son courrier on peut y lire le paragraphe suivant concernant le beurre :
« ...la dernière foire de la Bastide m'ayant procuré abondance de beurre, j'ai l'honneur de vous en faire passer un morceau pour préparer le maigre de deux jours qui vont s'écouler.... »
L'origine de Sentenac semble inconnue. La seule indication est celle de 1674 qui la situe dans le consulat de Labastide de Sérou. Cependant, l'on sait que la famille de Mauléon en est le possesseur aux 15ème et 16ème siècle.
Avant la révolution appartient à la famille Lafont (de Sentenac) qui possédait les seigneuries de Saint Pierre, Serres et le Bosc.



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Jugement du tribunal de police de Bourges 21 mai 1794 
Fac-similé d'un document historique datant de la fin du XVIIIème siècle, condamnation pour avoir vendu illicitement du beurre dans son logis


Jugement du tribunal de la police municipale de Bourges
Qui condamne la femme MALOCHET à quinze livres d'amende, & aux dépens, pour avoir vendu dans sa maison du beurre vingt-cinq & trente sols la livre.

Entre l'Agent national, demandeur, suivant la citation de Dantat, huissier, du
Et la femme Malochet, défenderesse,
Le tribunal, ouï le rapport du commissaire de police, les citoyennes Fauve, Valentin, Bestron, Robert, Cherrier, Rollin, Mirepied, Jouannin & et le citoyen Reuilly, marchand, témoins, dans leurs déclarations; la femme Malochet dans ses défenses, & l'Agent national dans ses conclusions;
Considérant que, d'après les déclarations des témoins entendus, la femme Malochet est convaincue d'avoir accaparé du beurre, pour le vendre dans sa maison au dessus du maximum;
Considérant que, par cette malveillance, elle est contrevenue à la loi du maximum, & aux arrêtés du conseil de la commune, qui veulent, pour le bon ordre, que tous comestibles soient vendus sur les places publiques, & non dans les maisons ni dans les rues,
Fait défenses à la femme Malochet de plus à l'avenir avoir chez elle une quantité de beurre, ni d'autres comestibles excédant sa condamnation, ni même en acheter pour les revendre dans sa maison au-dessus du maximum; & pour l'avoir fait, en vendant chez elle du beurre 25 & 30 sous la livre, la condamne à quinze livres d'amende, & aux dépens taxés à
Ordonne que le présent jugement sera imprimé au nombre de cinquante exemplaires, aux frais de la femme Malochet, & qu'à la diligence de l'Agent national il fera affiché dans l'étendue de la commune, & particulièrement dans les places où se vendent les comestibles.
Fait et donné à Bourges, ce 2 prairial de la République¹, publiquement dans la salle d'audience où étoient les citoyens Bienvenuat, Maire; Bonnardel & Dubreuil, Officiers Municipaux.
Le Tribunal mande & ordonne à tous les huissiers de mettre ledit jugement à exécution, & à tous les commandants & officiers de la force publique de prêter main-forte, lorsqu'ils seront légalement requis; en foi de quoi, le présent jugement a été requis; en foi de quoi, le présent jugement a été signé par le président du tribunal & le secrétaire. Ainsi signé BIENVENUAT, Maire; BUOT secrétaire.

¹ 21 mai 1794



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Laiterie de Saint-Lô 
Région : Normandie
Département : Manche

Ajout d'un document sur un article écrit le 3 mai 2012

Beurre sain...Saint-Lô pasteurisé

Carte postale moderne de juin 1985 tirée à 2500 exemplaires qui reproduit une affiche de 1959 dessinée par Foré et qui représente une magnifique vache stylisée.







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